Rima EL ALLALI : la miraculée

Rima EL ALLALI

Rima EL ALLALI : premier challenge

Rima EL ALLALI est née à Rabat, le 20 Juillet 1991.

A 4 ans, lors de son entrée à l’Institut Culturel du Bouregreg, elle releva son premier challenge : ne pouvant supporter les enfants qui pleuraient en classe, elle courût implorer la direction de l’école pour passer directement en classe d’initiation. Cette dernière accepta sous réserve de réussir une période de test allant  jusqu’à deux mois. Elle réussît à finir parmi les trois premiers de sa classe et à réussir avec brio les années suivantes.

Ses parents étaient alors professeurs de l’enseignement supérieur, le père étant spécialisé dans la communication et l’audio-visuel, et la mère dans la sociologie de l’art et les politiques culturelles. Les livres, les instruments de musique et l’art détenaient une place privilégiée dans le quotidien de la famille.

Jusqu’à l’âge de sept ans, elle a fait de la danse classique, des cours d’échecs, de la sculpture, du chant, de la natation et du violon. Mais sa première passion demeurait la lecture.

Le 07 Mars 1999, de retour de Fès après les vacances, Rima et sa famille furent victimes d’un grave accident de la route qui chamboula leurs vies. Sa mère, son frère et elle-même plongèrent dans un coma profond, mais l’état de Rima était le plus grave.

Après de longues semaines passées dans un état comatique pendant lequel elle s’est faite opérer d’un traumatisme crânien sévère et contre toute attente, elle reprît connaissance et se retrouva en chaise roulante, crâne rasé, nerfs de l’œil et du bras paralysés, sans nul souvenir de ce qui s’était produit.

Elle démarra une longue lutte, entre Rabat et Paris, opérations et rééducation.

Malgré son absence pendant de longues semaines, elle réussît son année scolaire sur décision du conseil de classe qui se basa sur ses notes pendant les premiers trimestres. Elle était alors en troisième année primaire.

A la rentrée suivante, c’est avec des pansements, des cicatrices, des lunettes de vue, une diplopie et tenant fébrilement sur ses deux jambes qu’elle reprît les cours. A cause de son bras paralysé, elle dût abandonner, non sans avoir essayé pendant un an, les cours de violon.

Elle continua tout le reste de ses activités parce que, tout comme sa famille, elle voulait continuer à vivre avec un semblant de vie normale.

Cette expérience vécue aussi jeune, la projeta dans la vie d’adulte pour constater que la médecine au Maroc n’était pas très avancée, que les premiers secours qui avaient tardé à arriver sur le lieu de l’accident auraient pu limiter les dégâts sur son petit corps pour peu qu’ils furent plus réactifs, que la pitié est un sentiment détestable desquels les malades n’ont pas explicitement besoin et que dans la société, il ne faut pas être une victime car la méchanceté des gens n’épargne personne et s’alimente de la faiblesse d’autrui.

Les années de lutte s’écoulèrent et son état de santé s’améliora.

En 2008, elle obtînt son baccalauréat mathématique du lycée Moulay Youssef avec mention. Elle partît à Casablanca faire une licence professionnelle en Gestion de la Chaîne Logistique à l’ESITH, et en cours de route, alors qu’elle était en stage de fin d’étude au centre industriel aéronautique de la Royal Air Maroc, elle regarda le film « Ground Control » et tomba amoureuse du métier de contrôleur aérien qu’elle découvrît pour la première fois.

Une année plus tard, elle réussît à intégrer l’Académie Internationale Mohamed VI de l’Aviation Civile (AIMAC) de Nouasseur, pour suivre un master spécialisé en gestion du trafic aérien et ainsi réaliser son rêve de devenir contrôleur aérien.

Tout en étant étudiante, elle fût présidente fondatrice du LEO Club Rabat Agdal Riad : Animée par la volonté de servir sa communauté, elle n’hésitait pas à faire plusieurs aller-retour en semaine jusque Rabat pour organiser des réunions et des événements.

Le 08 Mars 2013, elle fût reçue par au cabinet royal par Mr. André AZOULAY. Une rencontre qu’elle dit « à effet tonique, à un moment où la fatigue physique et psychologique commençaient à prendre le dessus ».

En 2015, elle participa à un projet éducatif avec l’UNESCO, portant sur les médias et l’éducation dans les pays arabes.

Après l’obtention de son diplôme ainsi qu’une dérogation du ministère de l’équipement et du transport portant sur son aptitude physique, elle rejoignit la tour de contrôle de l’aéroport international Chérif El Idrissi, dans la ville d’Al-Hoceima.

Elle se passionna pour la plongée sous-marine, le parachutisme ascensionnel, les sorties en mer et la nature. Une façon également pour elle de « repousser ses limites, tant physiques que psychologiques ».

En 2016, elle fût contactée par une figure connue du monde automobile, Mr. Jalil NEKMOUCHE, et rejoignît son équipe au sein du Mobilité Club Maroc en tant que conseillère du président.

Parmi les ténors du milieu de l’automobile, elle se lança dans la poursuite de son rêve d’enfant : la lutte contre les accidents de la route sous l’égide de la Fédération Internationale de l‘Automobile dont MCM fût désigné membre représentant au Maroc au cours du mois de Novembre 2016.

Pendant un an et demi, Rima s’engagea dans la passion du service : entre la tour de contrôle à Al-Houceima et les différents événements organisés au Maroc et à l’international avec MCM.

En 2017, elle suivit le programme Emerging Leaders d’ESADE Business School en partenariat avec l’université FIA.

Début 2018, elle prît une mise en disponibilité de l’ONDA pour se dédier à sa santé et ses occupations altruistes. Le 1er Avril 2018, alors âgée de 26 ans, Rima fût nommée directrice générale du Mobilité Club Maroc et devînt ainsi la plus jeune directrice générale d’un club membre de la FIA dans le monde.

Aujourd’hui, celle que les médecins (dont notamment la célèbre professeure Outrahhout) appellent « la miraculée », continue sa quête d’éviter aux autres les peines qu’elle a enduré. Elle souhaite aussi inciter les jeunes à poursuivre leurs rêves, à dépasser les difficultés et être une figure inspirante pour les générations futures.

 

3 thoughts on “Rima EL ALLALI : la miraculée

  1. Un parours qui force le respect et l’admiration .je te souhaite plein accomplissement ds vos projets

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